Grand Conseil du Canton de Vaud · 2022-2026
Bilan Grand Conseil
Défendre les Vaudoises et les Vaudois.
Fabrice Moscheni et Valentin Christe sont les députés de l'UDC Lausanne au parlement cantonal. Sécurité, primes maladie, dépenses de l'État, santé publique, logement, emploi: ils y portent une ligne constante, dossier après dossier.
Un bilan parlementaire n'est pas une liste de victoires. C'est la liste des combats menés. Nous publions les trois: ce qui a abouti, ce que nous défendons aujourd'hui, et ce que nous continuerons à porter.
Ce que nous avons obtenu
Six demandes acceptées
Un texte ne devient une décision que lorsqu'il convainc bien au-delà de son propre groupe. Ces six-là ont été acceptées par le Grand Conseil.
Faire toute la lumière sur la pollution à la dioxine
Le Canton devra mesurer l'incidence réelle des cancers dans les secteurs historiquement exposés. Il serait incohérent d'engager un vaste programme de dépollution pour supprimer un risque sanitaire tout en refusant d'en étudier les conséquences sur la population.
En finir avec les rentes à vie
Les futurs Conseillers d'État cotiseront comme les collaborateurs de l'État. Nous le demandions depuis 2018. Vaud était le dernier canton romand à maintenir ce privilège.
Freiner la croissance de l'État
Entre 2013 et 2022, les effectifs de l'administration cantonale ont augmenté de 19%, la population vaudoise de 14%. Nous avons demandé un rapport sur la manière de limiter la croissance des postes à celle de la population, en moyenne glissante sur cinq ans.
Mettre la caisse de pensions sous contrôle
La Caisse de pensions de l'État de Vaud, la CPEV, a repoussé ses ajustements de deux ans et retient des hypothèses parmi les plus optimistes de Suisse. Aucune indexation des rentes à l'inflation n'est prévue jusqu'en 2052. Nous avons obtenu que ces hypothèses soient examinées. Si le plan ne tient pas, c'est le contribuable qui recapitalise.
Empêcher que la préemption fasse monter les loyers
La loi permet à une commune d'acheter en priorité un immeuble mis en vente, pour y réaliser du logement d'utilité publique. Certaines s'en servent autrement, en cédant un droit de superficie contre une rente qui renchérit l'opération et se répercute sur les loyers. Nous avons demandé que le bien soit revendu au prix payé, et uniquement pour du logement d'utilité publique.
Donner aux jeunes la clé de l'emploi
Pour beaucoup de métiers, pas de permis de conduire, pas d'embauche. Une aide ciblée pour les jeunes de condition modeste dont le premier emploi en dépend.
Ce que nous défendons aujourd'hui
Les dossiers en cours
Ces textes ont été déposés au Grand Conseil. Certains attendent la réponse du Conseil d'État, d'autres sont à l'étude en commission. Les demandes qu'ils portent restent les nôtres.
Sécurité et ordre public
L'État doit d'abord garantir que chacun puisse vivre et travailler en sécurité.
Publier les délais d'intervention de la police
Quand quelqu'un compose le 117, un seul chiffre compte, le temps que mettent les premiers intervenants à arriver. Ce chiffre n'est pas publié. Nous demandons qu'il le soit, pour chaque corps de police du canton.
La question n'est pas seulement budgétaire. Les mesures de mobilité qui s'accumulent, zones 30, arrêts de bus bloquants, obstacles en tous genres, ne doivent pas ralentir les secours.
Lire l'interventionPoser des conditions d'accès dans les hébergements d'urgence
Au moins trente kilos de cocaïne pure ont transité par une structure d'hébergement d'urgence subventionnée par le Canton, à l'insu du personnel. Le Tribunal criminel l'a établi.
Une structure payée par l'argent public et destinée aux plus précaires a servi de base arrière à un trafic international. Ces hébergements fonctionnent aujourd'hui sans aucune condition d'entrée. Nous demandons que des critères d'accès soient introduits.
Lire l'interventionExécuter les renvois prononcés par la justice
En 2024, le Canton de Vaud n'a exécuté que 45% des décisions d'expulsion prononcées. La moyenne suisse est de 63%. Les chiffres viennent du Secrétariat d'État aux migrations.
Chaque renvoi non exécuté est une personne qui se maintient sur notre territoire sans en avoir le droit, et que le contribuable finance. Le Canton doit appliquer les décisions de la justice.
Lire l'interventionNe pas laisser passer les appels à la violence
Un site proche de la gauche radicale, hébergé à l'étranger, a publiquement appelé à incendier des commerces. Quelques jours plus tard, l'un d'eux était vandalisé.
Provoquer publiquement à l'incendie est une infraction pénale. Nous demandons au Conseil d'État ce qu'il compte faire.
Lire l'interventionPouvoir d'achat
Subventionner les primes, oui. Subventionner les modèles les plus chers, non.
Arrêter de calculer les subsides sur les primes les plus chères
Le subside LAMal se calcule sur une prime cantonale dite de référence. Cette référence repose aujourd'hui sur la prime moyenne « libre choix du médecin », c'est-à-dire le modèle le plus cher, sans tenir compte des modèles alternatifs comme le médecin de famille ou le HMO.
Deux conséquences. Le Canton verse aux caisses maladie davantage d'argent que nécessaire. Et un ménage qui ne touche pas de subside doit passer à un modèle meilleur marché pour s'en sortir, alors qu'un ménage subsidié peut conserver le modèle le plus cher.
Nous demandons que la prime de référence soit calculée sur la moyenne des 25% des primes les moins chères du canton, parmi les modèles alternatifs.
Lire l'interventionSanté publique
Savoir précisément ce que l'argent public finance dans le domaine de la santé.
Savoir où va l'argent public de la santé
Le CHUV et les hôpitaux régionaux pèsent lourd dans le budget cantonal. Une partie de ce financement passe par les prestations d'intérêt général, un mécanisme dont les montants ne sont pas identifiables dans les comptes de l'État.
Après un rapport de la Cour des comptes, nous avons demandé que ces montants apparaissent clairement dans les comptes et les budgets. Ce travail se poursuit, année après année.
Lire l'interventionExemplarité et contrôle
Ce que l'on demande aux citoyens, on se l'applique d'abord à soi-même.
Clarifier la prévoyance des membres du Conseil d'État
Dans le prolongement de l'abolition des rentes à vie, nous avons demandé sur quelle base légale repose le régime de prévoyance des Conseillers d'État au regard de la loi fédérale.
Lire l'interventionVérifier, dossier par dossier, l'usage des moyens publics
Conditions d'engagement et financement d'activités à l'Université de Lausanne, dossier patient informatisé, investissements du CHUV, fiscalité et départ de contribuables, qualité des eaux du Léman, Compagnie générale de navigation. Le travail parlementaire, c'est aussi cela, poser les questions que personne ne pose.
Formation et emploi
Une économie qui tourne a besoin de jeunes qui trouvent leur place.
Rapprocher l'école obligatoire et l'apprentissage
La voie générale reste perçue comme celle de ceux qui n'ont pas le niveau, alors qu'elle mène à des métiers dont le canton a besoin. Enseignants et monde professionnel travaillent en silo. Nous demandons la mise en place de rencontres annuelles entre les enseignants et les représentants des corps de métiers.
Lire l'interventionCe que nous continuons à porter
Le Grand Conseil ne nous a pas suivis.
Nous n'avons pas lâché.
Certains de nos textes n'ont pas abouti. Ils restent notre ligne, et nous les redéposerons sous une forme ou sous une autre.
Déposé trois fois en 2025
Des budgets cantonaux qui tiennent dans la durée
Les comptes 2024 du Canton ont affiché un déficit de 369 millions, alors que les recettes fiscales dépassaient le budget de 573 millions. Le problème n'est pas la recette, c'est la charge.
Nous avons demandé trois fois en 2025 que le Conseil d'État présente un budget dont le total des charges ne dépasse pas celui du budget 2025. Le Grand Conseil n'est pas entré en matière. Nous reviendrons avec ce dossier.
Lire la résolutionRepris autrement en décembre 2025
Rendre aux assurés les économies du virage ambulatoire
Le passage de l'hôpital vers l'ambulatoire allège la facture du Canton et alourdit celle des payeurs de primes. Nous demandions que ce partage soit examiné. Le Grand Conseil n'a pas suivi en janvier 2025.
Nous avons repris le dossier par une autre voie, la motion sur la prime de référence, aujourd'hui en commission.
Lire le postulatNous continuerons à les porter.
Comment lire ce bilan
Lorsque le Grand Conseil accepte un postulat, le Conseil d'État doit étudier la mesure demandée et rendre un rapport, en principe dans un délai d'un an. Lorsqu'il accepte une motion, le Conseil d'État est tenu de présenter un projet de loi dans le sens demandé.
Dans les deux cas, la décision du Grand Conseil ouvre la voie, mais la mesure n'est pas encore appliquée. Nous distinguons toujours la décision parlementaire de son effet sur le terrain.
Chaque intervention citée est publique et consultable sur le site du Grand Conseil du Canton de Vaud.